{"id":10093,"date":"2020-10-13T20:17:22","date_gmt":"2020-10-13T20:17:22","guid":{"rendered":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/?p=10093"},"modified":"2020-10-01T10:41:02","modified_gmt":"2020-10-01T10:41:02","slug":"rencontre-mme-arnoux-et-frederic-3","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/2020\/10\/13\/rencontre-mme-arnoux-et-frederic-3\/","title":{"rendered":"Rencontre Mme Arnoux Et Fr\u00e9d\u00e9ric"},"content":{"rendered":"<p>Il avait \u00e0 verser, le jour m\u00eame, en l\u00e9tude de Me Beauminet, notaire rue Sainte-Anne, dix-huit mille francs, pr\u00eat\u00e9s par un certain Vanneroy. Un matin du mois de d\u00e9cembre, en se rendant au cours de proc\u00e9dure, il crut remarquer dans la rue Saint-Jacques plus danimation qu\u00e0 lordinaire. Les \u00e9tudiants sortaient pr\u00e9cipitamment des caf\u00e9s, ou, par les fen\u00eatres ouvertes, ils sappelaient dune maison \u00e0 lautre ; les boutiquiers, au milieu du trottoir, regardaient dun air inquiet ; les volets se fermaient ; et, quand il arriva dans la rue Soufflot, il aper\u00e7ut un grand rassemblement autour du Panth\u00e9on. Martinon nattendit pas les questions de C\u00e9cile. Il lui apprit que cette affaire concernait une personne inqualifiable. La jeune fille se recula l\u00e9g\u00e8rement sur sa chaise, comme pour fuir le contact de ce libertin. Inutile dajouter que le r\u00eave lui est inconnu et quelle na jamais v\u00e9cu au-del\u00e0 Hussonnet, en lapercevant, se renfrogna. Depuis quon avait refus\u00e9 sa pi\u00e8ce, il ex\u00e9crait les com\u00e9diens. On nimaginait pas la vanit\u00e9 de ces Messieurs, de celui-l\u00e0, surtout! Quel poseur, voyez donc! Quelles raisons, Val? Quelles raisons de vouloir rencontrer Mademoiselle Bron? Votre anonymat vous prot\u00e8ge, alors DITES-NOUS TOUT!  \u00e9difie, peint, sculpte, dresse un mus\u00e9e et un temple. Elle puise \u00e0 pleines Et il eut beau reprendre quil allait \u00e9crire, tout de suite, \u00e0 son notaire du Havre pour avoir de largent, Rosanette semporta. On navait jamais vu un homme si faible, si mollasse ; pendant quelle endurait mille privations, les autres se gobergeaient. Mme Arnoux venait de se rasseoir, \u00e0 lautre angle de la chemin\u00e9e dans le fauteuil ; elle mordait ses l\u00e8vres en grelottant ; ses deux mains se lev\u00e8rent, un sanglot lui \u00e9chappa, elle pleurait.  pour employer le mot de Stendhal, cest-\u00e0-dire le travail de limagination sur <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/stripigng.tk\/images\/piegut\/img_biens\/medium\/bien4607photo10.jpeg\" alt=\"rencontre mme arnoux et fr\u00e9d\u00e9ric\" align=\"left\"> Eh! M. Moreau minqui\u00e8te peu, je vous lai dit! Vers le milieu de lautomne, elle gagna son proc\u00e8s relatif aux actions de kaolin. Fr\u00e9d\u00e9ric lapprit en rencontrant \u00e0 sa porte S\u00e9n\u00e9cal, qui sortait de laudience. Tu mens! tu mens, mis\u00e9rable! Tu es jalouse delle! Tu poss\u00e8des une condamnation contre son mari! S\u00e9n\u00e9cal sest d\u00e9j\u00e0 m\u00eal\u00e9 de tes affaires! Il d\u00e9teste Arnoux, vos deux haines sentendent. Jai vu sa joie quand tu as gagn\u00e9 ton proc\u00e8s pour le kaolin. Le nieras-tu, celui-l\u00e0? Pour toute information Cette adresse e-mail est prot\u00e9g\u00e9e contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  Il mangeait dans les cabarets \u00e0 la mode, fr\u00e9quentait les th\u00e9\u00e2tres et t\u00e2chait de se distraire, quand Hussonnet lui adressa une lettre, o\u00f9 il narrait gaiement que la Mar\u00e9chale, d\u00e8s le lendemain des courses, avait cong\u00e9di\u00e9 Cisy. Fr\u00e9d\u00e9ric en fut heureux, sans chercher pourquoi le boh\u00e8me lui apprenait cette aventure. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/rampok.org\/img\/cac73c933fa0585058bb2f5a9b1bcdc3.jpg\" alt=\"rencontre mme arnoux et fr\u00e9d\u00e9ric\" align=\"right\"> Fr\u00e9d\u00e9ric ne br\u00fble pas: il cristallise: Ce fut comme une apparition.. Madame Arnoux ne souffre pas: elle consent \u00e0 se laisser adorer de loin pourvu que ce petit jeune homme naille pas troubler la paix de son m\u00e9nage. Monsieur Arnoux nest pas un fou jaloux et parano\u00efaque, il tape sur le ventre de Fr\u00e9d\u00e9ric et le trouve dagr\u00e9able compagnie. Un jour, alors que Mme Dambreuse et Fr\u00e9d\u00e9ric sont ensemble dans une cal\u00e8che, Mme Dambreuse d\u00e9cide par hasard daller dans les salles dench\u00e8res. A lint\u00e9rieur, elle se rend directement \u00e0 lench\u00e8re en cours sur les bien des Arnoux. Fr\u00e9d\u00e9ric est constern\u00e9 de voir tous ses objets si familiers trait\u00e9s sans respect. Mme Dambreuse le raille en achetant lun dentre eux. Fr\u00e9d\u00e9ric raccompagne Mme Dambreuse \u00e0 la cal\u00e8che, mais ne monte pas avec elle et lui fait comprendre que leur relation est termin\u00e9e. Oh! beaucoup! Nous sommes voisins. Il ma fait jouer toute petite. Enfin, le lieu o\u00f9 ils se prom\u00e8nent est significatif. Flaubert ne fait jamais de descriptions inutiles. Nous avons vu la symbolique des ponts mais il y a plus. Du c\u00f4t\u00e9 de Nogent, on retrouve la th\u00e9matique de la cl\u00f4ture : les moulins de bois dont les vannes \u00e9taient ferm\u00e9es ; et, \u00e0 gauche les haies darbustes, le long de la rive, terminaient des jardins, cette petite ville est ferm\u00e9e sur elle-m\u00eame, sinclinant quelque peu autour de l\u00e9glise et des moulins. En revanche du c\u00f4t\u00e9 de Paris, la grande route descendait en ligne droite : lattirance vers la capitale est d\u00e9celable par cet espace ouvert, cette ligne droite de tous les possibles. Mais les vapeurs de la nuit qui brouillent lhorizon connotent lincertitude de ce destin parisien. Entre lespace familier mais clos de Nogent et la grande ouverture aventureuse parisienne, le choix va simposer, non sans appr\u00e9hension. Cest lobjet de la discussion entre les deux amis. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.labraderie.org\/6473-thickbox_default\/l-education-sentimentale.jpg\" alt=\"rencontre mme arnoux et fr\u00e9d\u00e9ric\" align=\"center\"> L\u00c9ducation sentimentale, publi\u00e9e en 1869, nous peint le parcours de Fr\u00e9d\u00e9ric Moreau, jeune homme de Nogent qui fera lapprentissage de la vie \u00e0 Paris, comme le Rastignac de Balzac avant lui. Regimbart, \u00e9tant lintime de Mignot, pouvait peut-\u00eatre l\u00e9clairer? Et Fr\u00e9d\u00e9ric se fit conduire chez lui, \u00e0 Montmartre, rue de lEmpereur. Deux \u00e9l\u00e9ments entrent en opposition : son envie de se rapprocher et sa timidit\u00e9 : dissimuler, affecter. Il pense agir en toute discr\u00e9tion mais il sav\u00e8re \u00eatre maladroit voire ridicule dans les allusions du narrateur : il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa man\u0153uvre ; puis il se planta tout pr\u00e8s de son ombrelle. \u00c0 la nouvelle dun changement de minist\u00e8re, Paris avait chang\u00e9. Tout le monde \u00e9tait en joie ; des promeneurs circulaient, et des lampions \u00e0 chaque \u00e9tage faisaient une clart\u00e9 comme en plein jour. Les soldats regagnaient lentement leurs casernes, harass\u00e9s, lair triste. On les saluait, en criant : Vive la ligne! Ils continuaient sans r\u00e9pondre. Dans la garde nationale, au contraire, les officiers, rouges denthousiasme, brandissaient leur sabre en vocif\u00e9rant : Vive la r\u00e9forme! et ce mot-l\u00e0, chaque fois, faisait rire les deux amants. Fr\u00e9d\u00e9ric blaguait, \u00e9tait tr\u00e8s gai. Enfin, il entra dans une esp\u00e8ce de boudoir qu\u00e9clairaient confus\u00e9ment des vitraux de couleur. Des tr\u00e8fles en bois d\u00e9coup\u00e9 ornaient le dessus des portes ; derri\u00e8re une balustrade, trois matelas de pourpre formaient divan, et le tuyau dun narghil\u00e9 de platine tra\u00eenait dessus. La chemin\u00e9e, au lieu de miroir, avait une \u00e9tag\u00e8re pyramidale, offrant sur ses gradins toute une collection de curiosit\u00e9s : de vieilles montres dargent, des cornets de Boh\u00eame, des agrafes en pierreries, des boutons de jade, des \u00e9maux, des magots, une petite vierge byzantine \u00e0 chape de vermeil ; et tout cela se fondait dans un cr\u00e9puscule dor\u00e9, avec la couleur bleu\u00e2tre du tapis, le reflet de nacre des tabourets, le ton fauve des murs couverts de cuir marron. Aux angles, sur des pi\u00e9douches, des vases de bronze contenaient des touffes de fleurs qui alourdissaient latmosph\u00e8re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre mme arnoux et fr\u00e9d\u00e9ric<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10093"}],"collection":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10093"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10093\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10094,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10093\/revisions\/10094"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10093"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10093"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10093"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}