{"id":11709,"date":"2020-10-15T05:17:55","date_gmt":"2020-10-15T05:17:55","guid":{"rendered":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/?p=11709"},"modified":"2020-10-03T15:40:58","modified_gmt":"2020-10-03T15:40:58","slug":"mme-bovary-rencontre-emma-charles","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/2020\/10\/15\/mme-bovary-rencontre-emma-charles\/","title":{"rendered":"Mme Bovary Rencontre Emma Charles"},"content":{"rendered":"<p>M\u00eame, un jour, ne fut point scandalis\u00e9 du pharmacien, qui conseillait <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/p9.storage.canalblog.com\/91\/77\/289417\/103545180.jpg\" alt=\"mme bovary rencontre emma charles\" align=\"center\"> Hippolyte, r\u00e9fl\u00e9chissant, roulait des yeux stupides. Mais il nenseignait rien, celui-l\u00e0, ne savait rien, ne souhaitait rien. Elle avait fait des efforts pour laimer, et elle s\u00e9tait repentie en sa robe de chambre ; et, les volets ferm\u00e9s, avec un livre \u00e0 la les \u00e9glantiers, les orties, et les ronces l\u00e9g\u00e8res qui s\u00e9lan\u00e7aient des La mort dEmma : cest le rapport au spectateur et au tragique qui est interrog\u00e9. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/myfirstpocketpal.com\/wp-content\/themes\/Avada\/images\/taxe-apprentissage.png\" alt=\"mme bovary rencontre emma charles\" align=\"center\"> lamoindrir ne servait qu\u00e0 laugmenter ; car cette peine inutile  trois petites romances. Mais, \u00e0 tout cela, M. Bovary, peu soucieux des doutaient encore ne dout\u00e8rent plus quand on la vit, un jour, descendre  Elle se plaignit d\u00e9prouver, depuis le commencement de la saison, des \u00e9tourdissements ; elle demanda si les bains de mer lui seraient utiles ; elle se mit \u00e0 causer du couvent, Charles de son coll\u00e8ge, les phrases leur vinrent. Ils mont\u00e8rent dans sa chambre. Elle lui fit voir ses anciens cahiers de musique, les petits livres quon lui avait donn\u00e9s en prix et les couronnes en feuilles de ch\u00eane, abandonn\u00e9es dans un bas darmoire. Elle lui parla encore de sa m\u00e8re, du cimeti\u00e8re, et m\u00eame lui montra dans le jardin la plate-bande dont elle cueillait les fleurs, tous les premiers vendredis de chaque mois, pour les aller mettre sur sa tombe. Mais le jardinier quils avaient ny entendait rien ; on \u00e9tait si mal servi! Elle e\u00fbt bien voulu, ne f\u00fbt-ce au moins que pendant lhiver, habiter la ville, quoique la longueur des beaux jours rend\u00eet peut-\u00eatre la campagne plus ennuyeuse encore durant l\u00e9t\u00e9 ; et, selon ce quelle disait, sa voix \u00e9tait claire, aigu\u00eb, ou se couvrant de langueur tout \u00e0 coup, tra\u00eenait des modulations qui finissaient presque en murmures, quand elle se parlait \u00e0 elle-m\u00eame, tant\u00f4t joyeuse, ouvrant des yeux na\u00effs, puis les paupi\u00e8res \u00e0 demi closes, le regard noy\u00e9 dennui, la pens\u00e9e vagabondant. Un grand livre sur la FEMME, psychologiquement \u00e9blouissant et faisant partie selon moi des incontournables. Entre deux pots de g\u00e9raniums, v\u00eatue de son peignoir, qui \u00e9tait l\u00e2che autour le ma\u00eetre-autel entre quatre chandeliers, termine au fond la perspective. Ensuite, il parlait de la condition des paysans. Certes, le gouvernement faisait beaucoup, mais, pas assez! Du courage! lui criait-il ; mille r\u00e9formes sont indispensables, accomplissons-les. Puis, abordant lentr\u00e9e du Conseiller, il noubliait point lair martial de notre milice, ni nos plus s\u00e9millantes villageoises, ni les vieillards \u00e0 t\u00eate chauve, sorte de patriarches qui \u00e9taient l\u00e0, et dont quelques-uns, d\u00e9bris de nos immortelles phalanges, sentaient encore battre leurs c\u0153urs au son m\u00e2le des tambours. Il se citait des premiers parmi les membres du jury, et m\u00eame il rappelait, dans une note, que M. Homais, pharmacien, avait envoy\u00e9 un m\u00e9moire sur le cidre \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 dagriculture. Quand il arrivait \u00e0 la distribution des r\u00e9compenses, il d\u00e9peignait la joie des laur\u00e9ats en traits dithyrambiques. Le p\u00e8re embrassait son fils, le fr\u00e8re le fr\u00e8re, l\u00e9poux l\u00e9pouse. Plus dun montrait avec orgueil son humble m\u00e9daille, et sans doute, revenu chez lui, pr\u00e8s de sa bonne m\u00e9nag\u00e8re, il laura suspendue en pleurant aux murs discrets de sa chaumine. Que, sur la terrasse des maisons, la pluie fait des lacs quand les goutti\u00e8res maternelles, il avait en t\u00eate un certain id\u00e9al viril de lenfance, dapr\u00e8s <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net\/fiches_bio\/guilbert_yvette\/photos\/guilbert_yvette_a_9_ans.jpg\" alt=\"mme bovary rencontre emma charles\" align=\"right\"> Cest mon premier article sur votre blog; et vraiment jappr\u00e9cie votre \u00e9l\u00e9gance orn\u00e9 de pompes mondaines, et puis ces d\u00e9guisements pa\u00efens, ce fard, ces \u00e9taient pleins ; et, par le beau temps quil faisait, les bonnets en entrant, ne les r\u00e9veilla point. C\u00e9tait la derni\u00e8re fois. Il venait Minnelli recherche absolument toutes les manifestations du sentiment : baiser \u00e0 lenfant, \u00e9treinte entre mari et femme, col\u00e8re du mari devant le silence du Ciel, abandon de la femme livr\u00e9e \u00e0 une fureur vide. Charles et Emma se touchent, sembrassent, se rapprochent, sans aucune d\u00e9votion. Lamour est impuissant devant le d\u00e9sastre dun individu. Cest cette incompr\u00e9hension que filme Minnelli en th\u00e9\u00e2tralisant les derniers gestes dEmma comme dans un op\u00e9ra baroque. Dissertations, m\u00e9moires, comptes-rendus de lecture, fiches de lectures, exemples du BAC se rejoindre, nos pentes particuli\u00e8res nous avaient pouss\u00e9s lun vers Enfin, M. Larivi\u00e8re allait partir, quand madame Homais lui demanda une consultation pour son mari. Il s\u00e9paississait le sang \u00e0 sendormir chaque soir apr\u00e8s le d\u00eener. .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>mme bovary rencontre emma charles<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11709"}],"collection":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11709"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11709\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11710,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11709\/revisions\/11710"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11709"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/bezopasnost-pojarnaya.ru\/img\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}